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Le 18 décembre 2025, une controverse artificielle accuse le président Emmanuel Macron d’avoir décidé de céder les territoires d’outre-mer français, une rumeur démentie par Le Monde comme une fabrication pure relayée par l’extrême droite. Cette fake news, amplifiée sur les réseaux sociaux, surgit dans un contexte tendu autour de la Nouvelle-Calédonie et d’autres possessions ultramarines, alors que Macron prépare des relances diplomatiques en janvier. Aucune déclaration officielle ne corrobore ces allégations, qui s’appuient sur des distorsions de discours récents sur l’autonomie et les partenariats régionaux.
Origine de la Rumeur et Déconstruction
La polémique repose sur une interprétation erronée d’interventions de Macron, notamment un article dans le Financial Times du 16 décembre et des annonces sur la Nouvelle-Calédonie. Des comptes d’extrême droite déforment ces propos pour prétendre une “abandon” des territoires, ignorant les faits vérifiés.
Éléments Clés de la Fabrication
- Nouvelle-Calédonie : Accord d’autonomie en juillet 2025 qualifiant l’île d'”État” associé, mais restant française. Relance des négociations en janvier 2025 après échec de Bougival.
- Mayotte : Mission récente de Macron soulignée par Euractiv, sans aucune cession évoquée.
- Autres territoires : Renforcement des liens avec Maurice dans l’océan Indien, perçu comme pragmatique, non comme renoncement.
Le Monde qualifie cela de “controverse fabriquée”, soulignant l’absence de preuves et le rôle des influenceurs pro-russes ou souverainistes dans la viralité.
Contexte Historique et Événements Récents
La France gère 12 territoires d’outre-mer couvrant 120 000 km² habités et des zones économiques exclusives immenses (11 millions de km²). Depuis 2024, des tensions indépendantistes en Nouvelle-Calédonie (émeutes 2024, indépendance refusée à 70% en référendum) alimentent les spéculations.
Chronologie Pertinente
- Juillet 2025 : Nouvelle-Calédonie devient “État en autonomie” via accord UE-France, rejeté par certains indépendantistes kanaks.
- Octobre 2025 : Nomination de la ministre des Outre-mer suscite inquiétudes locales (RNZ).
- Décembre 2025 : Macron annonce relance des pourparlers calédoniens ; article FT sur partenariats indo-pacifiques ; rumeur explose le 18 décembre.
Aucune statistique ne mentionne de cession : budget outre-mer stable à 20 milliards d’euros annuels, avec investissements croissants (ex. : 2 milliards pour Mayotte en infrastructures).
Déclarations Officielles de l’Élysée
Macron, dans son piece du Financial Times (relayé sur Facebook), défend une “souveraineté partagée” sans renoncement, appelant à des alliances avec Maurice contre la Chine. Sur RFI, il confirme : “Relance des discussions en Nouvelle-Calédonie en janvier pour un accord durable.”
Le Quai d’Orsay dément formellement : “Aucune décision de cession de territoires.” La ministre des Outre-mer insiste sur le “maintien de la République indivisible”. Des critiques de gauche, comme un député (AA.com), accusent Macron de “colonialisme” sur la Calédonie, mais sans lien avec une cession.
Réactions Politiques et Publiques
L’extrême droite (RN, Reconquête) amplifie la rumeur : Zemmour tweete sur “trahison macronienne”, récoltant 50 000 likes. Marine Le Pen évoque “perte de l’empire français”.
Avis sur les Réseaux et Médias
- Soutiens macronistes : 30 000 partages démontant la fake news, citant Le Monde.
- Indépendantistes calédoniens : Inquiétude sur RNZ (octobre), mais pas de joie face à une “cession”.
- Internationale : Al Jazeera note l’accord 2025 comme équilibre ; The Diplomat loue les liens France-Maurice.
Sur X, #MacronCèdeTOM atteint 1 million de vues en 24h, mais fact-checks (AFP, Le Monde) la réduisent à néant. La gauche fustige le “pire colonialisme”, droite nationaliste crie à la capitulation.
Enjeux Géopolitiques et Économiques
Ces territoires stratégiques (nickel calédonien : 25% production mondiale ; bases militaires à Mayotte, Polynésie) pèsent dans l’indo-pacifique face à Pékin. Macron vise des autonomies négociées, comme en 2025 pour la Calédonie (population 280 000, PIB 10 milliards €).
Économiquement, l’outre-mer représente 3% du PIB français, avec 2,8 millions d’habitants. Toute cession impliquerait un référendum constitutionnel (art. 53), impossible sans Parlement. La rumeur exploite l’usure post-Covid et élections 2027.
Perspectives et Leçons de la Polémique
En janvier 2026, les pourparlers calédoniens testeront la stratégie macronienne. Cette affaire illustre la désinformation en temps réel : 80% des partages initiaux sans source.
La France réaffirme son attachement : pas de cession, mais adaptation à l’autonomie. Alors que l’extrême droite score aux sondages (RN 35%), ces fakes visent à polariser. Fact-checking et transparence restent essentiels pour contrer les narratifs toxiques.
