Credit: dig.watch
Une cyberattaque massive, suspectée d’être un DDoS, a paralysé les services postaux nationaux de La Poste et sa filiale bancaire La Banque Postale le lundi 22 décembre 2025, au pic de la période de Noël. Cette incident a entraîné des retards généralisés dans les livraisons de colis, bloqué les paiements en ligne et rendu inaccessibles sites web, applications mobiles et systèmes de suivi. Heureusement, les données clients restent sécurisées, mais l’opérationnalité est gravement compromise, affectant millions d’usagers en pleine saison des fêtes.
Détails techniques de l’attaque
La Poste a qualifié l’événement de « grave incident réseau » touchant l’ensemble de ses systèmes informatiques. Les services Colissimo pour le suivi de colis et Digiposte, coffre-fort numérique, étaient déjà perturbés dès le samedi 20 décembre, sans confirmation immédiate d’une cyberattaque à ce stade. L’attaque DDoS a rendu inaccessibles le site web, l’app mobile et les paiements en ligne, tandis que les transactions en agence physique demeurent possibles.
La Banque Postale a vu son application mobile et son espace bancaire en ligne hors service, empêchant les autorisations de paiement. En mesure d’urgence, les validations ont été redirigées vers des SMS. Les équipes techniques sont mobilisées pour une résolution rapide, selon les annonces sur les réseaux sociaux.
Hypothèses sur l’origine
Bien qu’un groupe hacktiviste russe ait revendiqué l’attaque, aucune confirmation officielle n’identifie les responsables. Des tactiques comme le DDoS, le ransomware ou l’exploitation de vulnérabilités non patchées sont évoquées, visant des infrastructures critiques. La Poste avait déjà subi une DDoS par le groupe turc Turk Hack Team en février 2024, paralysant son site pendant plusieurs heures.
Impacts opérationnels et économiques
Au cœur de la « ruée de Noël », les conséquences sont immédiates : colis et courrier retardés, pertes financières pour entreprises et consommateurs, et érosion de la confiance dans les institutions financières. À Paris, des agences ornées de guirlandes festives ont refusé des clients en file d’attente pour expéditions ou retraits de cadeaux. Les chaînes d’approvisionnement européennes dépendant des services français subissent des délais en cascade.
Cette attaque survient après d’autres incidents récents en France, comme la fuite de données du ministère de la Santé en 2025, attribuée à une « imprudence » numérique (mots de passe partagés par email). Un hacker a revendiqué l’accès à 16,4 millions de fichiers citoyens, contesté par les autorités qui limitent à des dizaines de documents volés ; un suspect de 22 ans a été arrêté.
Réactions officielles et déclarations
La Poste assure que « les données clients n’ont pas été impactées », priorisant la sécurité. « Nos équipes sont mobilisées pour résoudre la situation rapidement », déclare La Banque Postale sur les réseaux sociaux, minimisant les risques pour les transactions critiques.
Aucune revendication confirmée n’a émergé immédiatement, malgré des allégations russes. Les autorités françaises n’ont pas encore commenté publiquement, mais l’incident souligne des vulnérabilités persistantes en « hygiène numérique ». Des experts pointent une coordination possible ciblant le trafic postal et financier pendant les fêtes.
Répercussions sur les usagers
Les clients rapportent frustration et chaos : impossibilité de suivre des colis cadeaux, paiements en ligne gelés, forçant recours aux agences surchargées. Pour les PME, les retards menacent les ventes de fin d’année, amplifiant les pertes économiques dans un contexte de confiance ébranlée.
Contexte et antécédents cyber en France
La France fait face à une vague d’attaques croissantes : en 2024, Turk Hack Team avait déjà visé La Poste ; en 2025, le ministère de la Santé a subi une brèche majeure. Ces événements révèlent des faiblesses systémiques, comme des mots de passe non sécurisés, malgré des investissements en cybersécurité. L’attaque de décembre 2025, pile pendant Noël, maximise l’impact disruptif sur l’économie festive.
Implications pour la cybersécurité européenne
Cet incident met en lumière les risques pour les infrastructures critiques, où une simple DDoS peut paralyser des secteurs vitaux. Pour l’Europe, dépendante des hubs français, il alerte sur les chaînes d’approvisionnement vulnérables. Les autorités appellent à une vigilance accrue, tandis que les entreprises renforcent leurs défenses contre des menaces étatiques ou hacktivistes.
La résolution reste en cours au 23 décembre 2025, avec des services toujours perturbés. Cet épisode renforce l’urgence d’une résilience numérique, surtout en période sensible, où chaque heure d’indisponibilité coûte cher en réputation et en euros.
