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Une violente explosion s’est produite ce lundi 22 décembre 2025 dans l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, blessant au moins quatre travailleurs dont trois grièvement. L’incendie, parti d’un atelier expérimental, a ravagé un bâtiment de 600 m² et généré un épais panache de fumée noire visible depuis l’autoroute A7. Plus de 100 pompiers ont maîtrisé les flammes en quatre heures, sans risque toxique pour la population.
Circonstances de l’explosion
L’accident s’est déclenché en début d’après-midi dans la « vallée de la chimie », au sud de Lyon. Selon le directeur du site, Jean-Pierre Laurent, une émission d’hydrogène dans un atelier expérimental serait à l’origine du blast, qui a touché cinq employés initialement. Quatre d’entre eux ont été blessés, avec des brûlures et des effets de l’onde de choc ; deux sont dans un état critique, un autre moins grave, et tous sont stables. Un cinquième ouvrier serait porté disparu, d’après le maire de Saint-Fons, Christian Duchêne.
Le site, classé Seveso haut seuil en raison de ses produits dangereux, a activé le plan Orsec. L’incendie a été circonscrit vers 16h30, avec des poches résiduelles sous surveillance. La prefecture a levé le confinement vers 18h, confirmant l’absence de toxicité via des mesures atmosphériques.
Réponse des secours
Plus de 100 sapeurs-pompiers, mobilisés avec 30 à 32 engins, ont lutté contre les flammes pendant quatre heures. Le docteur David Pinero, chef des urgences sur place, a décrit des blessures par brûlures et explosion pour les quatre victimes, toutes des salariés. Aucun blessé externe n’est à déplorer parmi la population.
Détails techniques et sécurité du site
Elkem Silicones produit des matériaux siliconés sur ce site industriel sensible. L’explosion, localisée dans un secteur expérimental, n’a pas provoqué de risque de récurrence, selon l’antenne préfectorale. Les lectures confirment l’absence de polluants dans l’air, malgré le panache noir observable depuis l’A7, qui a temporairement perturbé la circulation avant reprise normale.
La classification Seveso impose des protocoles stricts, activés immédiatement. L’enquête, menée par les autorités, vise à déterminer les causes précises de l’émission d’hydrogène, sans lien confirmé avec une défaillance majeure pour l’heure.
Réactions officielles immédiates
La préfète Fabienne Buccio a annoncé sur X la maîtrise du feu et la levité du confinement après quatre heures d’intervention. Son délégué, Antoine Guérin, a précisé : « Pas de risque d’explosion supplémentaire, pas de toxicité détectée », notant deux blessés très graves et un moins sévère.
Le maire Christian Duchêne a alerté sur M6 d’un employé manquant, appelant à la vigilance. Les services de secours ont stabilisé la situation à 16h30, avec le feu sous contrôle. La préfecture a insisté sur le lien hydrogène sans en dire plus sur l’origine exacte.
Soutien aux victimes et enquête
Les blessés, pris en charge médicalement, ont un pronostic vital engagé stable. Les autorités privilégient une enquête technique approfondie, impliquant experts Seveso, pour prévenir tout incident similaire dans cette zone industrielle dense.
Contexte des sites Seveso en France
La France compte une centaine de sites Seveso haut seuil, comme Elkem, soumis à des inspections renforcées post-accidents majeurs comme AZF en 2001. Ces installations manipulent des substances dangereuses, justifiant des plans d’urgence comme Orsec. L’explosion de Saint-Fons rappelle les risques inhérents, malgré les protocoles, dans un secteur vital pour l’économie chimique française.
Près de Lyon, la vallée de la chimie emploie des milliers de personnes, avec une histoire d’incidents mineurs mais rares graves. Cette affaire relance les débats sur la sécurité industrielle, sans impact environnemental majeur signalé ici.
Impacts locaux et économiques
Saint-Fons et environs ont été confinés brièvement, sans panique rapportée. L’autoroute A7 a rouvert vite, limitant les perturbations. L’usine, arrêtée, pourrait affecter la production siliconée, mais les dommages se concentrent sur l’atelier touché, préservant potentiellement le reste des opérations.
Pour les familles des victimes, un soutien psychologique est déployé. Économiquement, Elkem, groupe norvégien, maintient ses standards sécurité, promettant une transparence sur l’enquête.
Perspectives d’enquête et prévention
L’inspection du travail et le BEA (Bureau d’enquêtes accidents) interviendront. Des mesures préventives sur l’hydrogène pourraient émerger, renforçant les normes Seveso. Les riverains, rassurés par les analyses, attendent un rapport complet.
Cette explosion, bien que grave humainement, démontre l’efficacité des secours face à un scénario Seveso. Elle souligne néanmoins la vigilance requise dans l’industrie chimique française, pilier économique malgré les risques.
